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Soul Brothers #63 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Stephane   
12-06-2009
Emission N°63 du 01/07/2009:
 
Pour cette émission spéciale AFRO FUNK nous n’avons hélas pas réservés un billet d’avion pour le Ghana ni pour le Bénin et encore moins pour le Nigeria.
Par contre nous avons épluché tous les vinyles de notre collection et traduit tout les commentaires des pochettes. Pour vous donnez le maximum d’infos sur les artistes présents dans ce mix non exhaustif tellement la scène musical Afro Funk en Afrique de l’ouest est vaste et prolifique pendant les années 70.

GHANA WEST AFRICAN FUNK

 

GERALDO PINO AND THE HEART BEATS:

Geraldo Pino (alias Gerald Pine) est un des héros méconnus de la musique populaire africaine. Un chanteur, guitariste et band leader de la Sierra Leone, il avait une influence majeure sur la scène soul/funk/afrobeat éclosante en Afrique de l’ouest pendant les années 1960 et70. Fela ne cessa jamais de le citer comme son premier vrai modèle, l'authentique pionnier de ce qui ne s'appelait pas encore "Afrobeat"…
Gerald Pine ne vient pas du Ghana, il y a simplement séjourné. Né en Sierra Leone, il y débute sa carrière musicale comme technicien du son dans les studios de la toute nouvelle radio de Freetown, un poste-clef qui lui permet d'être l'un des premiers à écouter les nouveaux courants musicaux.
En 1961, c'est l'explosion du rock'n'roll, et en Sierra Leone on s'enflamme pour Fats Domino, Elvis Presley ou Cliff Richards. Gerald forme alors son groupe : « The Heartbeats » trois guitares et une basse électriques, un clavier et une batterie. Ils n'interprètent alors que des reprises de tubes anglais ou nord-américains.
Puis l’influence sur les ondes africaines du pachanga, tcha tcha tcha et de la rumba Congolaise, notamment celle de Ryco Jazz persuade Gerald de changer astucieusement son nom en « Geraldo Pino » qui sonne plus latin. Pourtant, l'oreille des Heartbeats garde nettement le cap vers l'Amérique du Nord et leur premier enregistrement « Power To The People » en 1962 marque une croix dans le début de leurs engouements pour le style Soul Funk américain. En 1964, ils partent pour deux ans à Monrovia. Selon le musicologue John Collins, "le Liberia a été le premier pays africain où les disques de James Brown, Ray Charles, Otis Redding et Wilson Pickett sont devenus populaires. Les Heartbeats sont ainsi devenus le premier orchestre de soul ouest-africain, et ce sont eux qui ont diffusé cette musique au gré de leurs tournées.

Quand il visite le Ghana et le Nigeria en 1966 et 67, Pino impressionne profondément et durablement Fela Kuti. Comme le dira Féla à l'auteur Carlos Moore dans sa biographie de 1982 : "je jouais le jazz hightlife quand Geraldo Pino est venu à Lagos en 66 avec la Soul. Il est venu dans ma ville avec la musique de James Brown, chantant «  Hey, hey, I feel all right, ta, ta, ta, ta… » Et avec un tel équipement que je n’avais jamais vu,…. Cet homme découpait Lagos en morceaux. Woooooooh. Il avait tout le Nigeria dans sa poche. Je suis tombé directement sur le cul. Ahhhhh, ce type de la Sierra Leone était trop…. Geraldo Pino je ne l'oublierai pas. J'avais jamais entendu cette musique auparavant - Seulement quand je suis allé au Ghana peu de temps après cela j’entends de la musique Soul de nouveau, merde! Encore cet homme….
"Quand ce type Pino est venu à Lagos, il est entré par une grande voie: dans une Pontiac convertible, avec un équipement tape-à-l’œil. Il avait tout ce que je n'avais pas. Il a fait un spectacle de trois jours. Puis il est allé à l'intérieur du pays au nord pendant un mois, il est ensuite revenu à Lagos de nouveau pendant cinq jours. Après cela il devait retourner au Ghana. J’étais inquiet car il allait revenir de nouveau au Nigeria.  J'avais vu l'impact que ce motherfucker avait à Lagos. Il les avait tous dans sa poche! C'était mon avis! J'ai voulu diviser la ville, partir, disparaître, allez loin en Amérique pour trouvez ma propre voie. En tout cas je savais que je ne pouvais pas faire autrement avec cet homme autour même au Nigeria. Il est revenu en 67 au Nigeria pour une tournée puis il est reparti au Ghana. Ouuuf!"


Les musiciens originaux des Heartbeats étaient : Dr Dynamite à la guitare, le bassiste George Keister, le co-chanteur Hassan Deen et le batteur François Fuster, mais en 1963 un accident de voiture à laissé quelques membres à l'hôpital. Dr Dynamite a été remplacée par Arnold Nylander, qui avec Fuster, composé et arrangé beaucoup de morceaux. Après la séparation des Heartbeats originaux, Pino a recruté un orchestre Ghanéens appelé les Plastic Jams – un groupe uni et efficace qui lui a fourni un splendide soutien. C'était avec cette bande maintenant appelé les Heartbeats 72 que Geraldo enregistre Afro Soco Soul lp Live session en 1972. Deux ans plus tard et avec la même bande il a enregistre let’s Have a Party aux studios EMI à Lagos. Tant de disques ont été enregistré sous les auspices du producteur légendaire M. Odion Irioje car pour avoir un son habile et lourd typique des meilleurs enregistrements de Funk nigérians des années 70 il fallait aller dans ses studios.
Tandis qu'Afro Soco Soul a son côté fusion Soul/Afro roots qui sonne comme Orlando Julius, let’s Have a Party joue clairement Funk U.S tout en gardant le côté Afro avec des percussions omniprésentes. Geraldo Pino quelques années plus tard enregistra sous l’influence du disco le lp Boogie Fever. Aujourd'hui, Geraldo Pino vit toujours et travaille au Nigeria dans le Port Harcourt.

THE AFRICAN BROTHERS:

James Brown as influencé fortement beaucoup d’artistes Ghanéens mais aussi la musique Africaine en général. African Brothers est le groupe le plus prolifique du Ghana, son leader Nana Ampadu et le jeune batteur Lawyer Boateng jouent sur cet unique morceau Sakatumbe un pur son Raw Funk à la JB.Ils enregistrent ce track en 1970 sur le label Happy Bird des frères Nyarko qui apparemment seras le seul 45 dans leurs longue carrière discographie à sonner aussi Funk.

GYEDU - BLAY AMBOLLEY & THE STENEBOOFS:

Les Steneboofs étaient les précurseurs du groupe Apagya Show Band. Gyedu-Blay Ambolley est un homme très populaire au Ghana même encore aujourd’hui. Avec son style intransigeant et son phrasé Gyedu-Blay à son côté rap en 1973! Jugé indécent par certains cadres de stations de radios au Ghana pensant que le morceau Simigawado signifié « allons et faisons l’amour ». Le morceau fut interdit d’émission sans consultation auprès d’Ambolley. Quant à la signification réelle de l’expression il s’agit d’une danse exécuté par le chef quant il est heureux.

MARIJATA:

Marijata étaient un groupe de trois membres, Addison 'Électrique' Kofi à la guitare, Bob Fischian sur l'orgue et Nat Osmanu aussi à la guitare. Ils ont été formé au cœur de l'orchestre les Sweet Beans dont le jeune chanteur, guitariste Pat Thomas fessait parti. Plu tard fin 70's début 80 Pat sera très connu au Ghana pour ses LP's Pop High-life. Marijata étaient selon leurs notes de pochettes "essayant d'apporter une certaine fraîcheur et le retour du Raw Funk" dans leurs enregistrement Ghanéen des années 70. Bien, ils l'ont certainement fait avec le morceau ici présent (émission Soul Brothers), issu du 2ème LP. Leurs 1er LP: "This is Marijata " aussi sur le label Gapophone, est du pur son Funk Rawest Africa. Gapophone Records était un label fondé par un jeune producteur, Mr. George Appiah Prah après son retour de Londres où il a vécu pendant une période. Marijata a donc à son actif seulement deux LP sur Gapophone mais tellement essentiel pour tout collectionneur de vinyls Afro Funk.

EBO TAYLOR:

 

Ebo Taylor est l'un des plus sous-estimé, de tous les musiciens Ghanéens. Reconnu comme un unique talent par le gouvernement de Nkrumah dans le dédut des années soixante, les gens disaient d'Ebo "quoi qu'il voulait être? il pouvait l'être !" et il a voulu être un musicien. Beaucoup de déception de sa famille, qui espéré qu'il deviendrait un docteur. Le premier président du Ghana, Kwame Nkrumah l'as envoyé, avec Teddy Osei (plus tard Osibisa) et Eddy Quansah à Londres avec une bourse au "Eric Guilder School" une école de musique. Ebo se rappelle traîner dans les Clubs de Jazz et plus particulièrement celui du "Flamingo" où il as souvent jouer avec son ami Fela Ramsome Kuti. Étant un membre des grands orchestres Highlife, les Stargazers et le Broadway Dance Bands, ces derniers avaient donné à Ebo une base solide pour devenir l'arrangeur interne de la maison de disque A&R et Essiebons les plus grands labels indépendants au Ghana à l'époque. En tant que directeur musical pour ces labels, il a produit le legendaire C.K. Mann, Apagya Show Band ou des artistes comme Pat Thomas des années 70 incluant le fameux morceau Highlife Funky mais aussi Simigwa de Gyedu-Blay Ambolley et plusieurs autres. Il enregistre quatre album solo dont chacun sont un mélange de Highlife et d'Afro fusion. Ebo vit toujours au Ghana dans la petite ville de Saltpond près de Cape Coast. Les trois représentants de la section cuivre sont George Amissah (saxo alto), George Abunuah (sax ténor) et Arthur Kennedy (trompette).

SWEET TALKS:

Le groupe Sweet Talks s’est formé en 1973 : « A.B Crentsil (chanteur), Arthur Kennedy (Trompettiste) et J.Y Torthy (batteur). Ils étaient basé dans le Nightclub : « Talk of the Town » dans la ville de Tema, la quatrième plus grande ville du Ghana et le deuxième plus grand port situé à seulement 25 km à l’est de la ville d’Accra. Ce nightclub est toujours ouvert à ce jour et il appartient à Ebo Abraham, le frère de Joe Mensah. Les Sweet Talks étaient menés par le légendaire chanteur  A.B Crentsil qui a continué une carrière solo fructueuse dans les années 80. A la fin des années 70 ils deviennent l’un des groupes de Highlife  les plus populaires du Ghana. Pourtant leur LP « Kusum Beat » en 1976 change légèrement de sonorité, comme l’indique les notes de la pochette qui parle d’une évolution des rythmes indigènes du Ghana vers une instrumentation plus moderne. C’est un trait typique de beaucoup de groupes à l’époque et de différents labels comme Taha-Beat, Apatampa-Beat, Bukom-Beat et Tanga-Beat qui exposent la même évolution musicale. Ce morceau composé par Arthur Kennedy reflète parfaitement ce nouveau style. Ils iront plusieurs fois au Nigéria en tournée mais aussi pour des enregistrements. A la fin des années 70 ils partiront aux Etats-Unis en tournée avec Joe Mensah et enregistreront leurs fameux LP « Hollywood Highlife Party ».

BENIN AFRICAN VOODOO FUNK

ORCHESTRE POLY-RYTHMO DE COTONOU:

Créer en 1966, le groupe Le Tout Puissant Orchestre Poly- Rythmo et son chef d'orchestre Mélomé Clément doit son existence au label Poly-Disco une structure de vente de disque qui a acheté des instruments et a permis au Poly- Rythmo de se former. En 1969 le regretté Bernard « Papillon » Zoundegnon (Guitare & Orgue) rejoint la formation composée de Lohento Eskil (Chanteur principal Fon) et , Yehouessi Leopold (Batterie), Aménoudji « vicky » Joseph (Chanteur principal traditionel), Vincent Ahehehinnou (Chanteur principal Soul & Funk, Fon), Atohoun Sylvain (Chanteur principal Rumba Congolaise), Mélomé Clément (Chef d’orchestre & Guitare), Bentho Gustave (Bass & Guitare), Alladé Vignéré (Percussion).

En Occident, le Sato (style musical qui reprend la rythmique vaudou) est presque totalement méconnu. Dans cette religion animiste, les danseurs entrent en transe au son d’une musique polyrythmique complexe et mettent ainsi en relation les mondes spirituel et terrestre. L’Orchestre Poly Rythmo modifie le sato et l’enrichit d’éléments de jazz, de latin et de funk. En mariant rythmes traditionnels et guitare électrique, batterie et orgue, ces Béninois établissent la parenté entre le funk occidental des années 70 et ses origines africaines. On est d’autant plus surpris de la qualité sonore quand on réalise que les enregistrements ont été réalisés sans overdubbing, dans un salon, avec deux micros : un pour le chant, un pour les instruments et les chœurs. Ce procédé confère à chaque chanson une sensibilité particulière et fascinante.

Il est difficile de comprendre pourquoi ce groupe ne s’est pas davantage illustré à l’international. Certains ouvrages prétendent qu’il était plus difficile pour les artistes francophones du Bénin de se démarquer en raison de leur enclavement entre ses deux imposants voisins anglophones : le Nigéria et le Ghana. Pourtant, le catalogue de l’Orchestre Poly-Rythmo comprenant plus de 500 chansons enregistrées entre 1970 et 1982, pouvait facilement rivaliser avec celui des autres grands orchestres des pays de l’Afrique de l’Ouest. En 1982, la mort de deux des membres fondateurs, Bernard Zoundegnon dit « Papillon » (Guitare) et Yehoussi Leopold (Batterie), entraîna abruptement la fin du Tout-Puissant Orchestre Poly-Rythmo au moment où ils connurent leur succès le plus important avec l’album Zero-Zero.

Musicalement, l’Orchestre Poly-Rytmo est semblable aux autres groupes populaires de la période de décolonisation. Il s’agit d’un mélange de funk, de rythmes traditionnels locaux et de textes chantés majoritairement en langue Fon et parfois en français. L’exécution des musiciens est toutefois remarquable et l’utilisation de certains instruments, dont un supposé tambour de plus de 1 mètre 75, et rythmes de la musique Vodoo ont permis au Poly-Rythmo de se forger un son propre à lui et de devenir le groupe de référence pendant les années 1970 au Bénin.

Pendant l’ensemble de sa carrière, le groupe était sous contrat exclusif avec Albarika Store, la plus importante compagnie de disques Béninoise. Les disques produits par cette compagnie étaient enregistrés dans des studios professionnels tels que le studio EMI, localisé au Nigeria. Cependant, dans ses temps libres, où plutôt pendant les voyages d’affaires d’Adissa Seidou, propriétaire de la compagnie Albarika Store, le groupe enregistrait pour une multitude de compagnies locales tels qu’Aux Écoutes, Les Échos Sonores du Dahomey et Les Disques Tropiques/Production Satel. Ces compagnies qui opéraient avec des budgets plus que modestes avaient souvent à leur disposition que la console Nagra locale, quelques micros, souvent un seul, ainsi que les talents du technicien de la radio locale. En disposant les musiciens en demi-cercle autour du chanteur et du micro, celui-ci arrivait à obtenir un son incroyablement riche et texturé.

 



*A noté : « La chanson Gbeti Madjro, originalement paru en 1970, fut enregistrée pour la compagnie Albarika Store au Studio EMI au Nigéria. Comme Mélomè Clément, compositeur, guitariste et chanteur du groupe perdit la voix juste avant l’enregistrement, c’est un autre membre du groupe, soit Lohento Eskill, qui chante sur cette pièce. Au départ, il semblerait que ce dernier ne voulait pas crier, mais Mélomè Clément l’y aurait forcé. Ses prouesses vocales, assez remarquables, auraient par la suite supposément créé un effet de mode et incité les chanteurs des autres groupes du pays à se mettre à crier sur leurs chansons. »

ETHIOPIQUE AFRO BEAT BAND

KA-LA-KA AFRO BEAT BAND:

En faite le bootleg du groupe IKENGA SUPER STARS OF AFRICA qui enragistra en 1977 le LP "Greedy Man" au Nigeria.

NIGERIA AFRO FUNK

FRED FISHER ATALOBHOR:

« Asa-sa » est un monstre de morceau dancefloor au groove ravageur. Enregistré en 1979, il est facile d'entendre l'influence du disco dans la production, comme les studios l’étaient à ce moment-là. Cela a dit, le son afro est toujours bien présent, dans les crochets de guitare, les cuivres endiablés qui sonnent la réponse vocale sous influence « Fela ». « Fred Fisher Atalobhor » était le frère jumeau de « Bob Ohiri », le guitariste principal de « King Sunne Ade ». Sont aussi représenté  sur cette piste « Tunde Williams », de Afrique 70 band à la trompette et "Kenneth Okulolo", de Joni Haastrup & Mono Mono à la bass.

SEGUN BUCKNOR AND THE ASSEMBLY:

 

 

 

Segun Bucknor est né à Lagos en 1946, il s’est  intéressé à la musique au plus jeune âge. Au King’s Collège, son collège d'enseignement général, il était dans les chœurs scolaire et pendant ses jours d'école il a rejoint et a enregistré avec l'orchestre de « Roy Chicago Highlife » basé à Lagos. 
En 1964, Segun, Sunni Smart-Cole et Nelson Cole-Brothers  forment un groupe Pop scolaire appelée les Hot Four. Alors, en 1965, il part étudier aux Etats-Unis, où il est exposé à la musique Soul.
Il est retourné à Lagos en 1968, où les Heartbeats et le groupe de Tony Benson jouaient déjà de la Soul musique. Il a appelé ses amis scolaires les Hot Four et a formé le groupe Soul Assembly, qui a enregistré deux morceaux, "Lord Give Me Soul" et "I'll Love You No Matter How".
En 1969 ce groupe a été dissolu et reformé ensuite sous le nom "Segun Bucknor and the Assembly", qu'il a changé plus tard en "Segun Bucknor and the Revolution".
The Assembly (ou the Révolution) ne se sont pas concentrés exclusivement sur la Soul ainsi le Soul Assembly a continué à développer son propre style Afro-Beat et Afro-Soul. Segun a rasé tous ses cheveux et a introduit trois danseuses qu'il a appelé "Sweet Things"; leur lieu principal était le Crystal Garden.
Le groupe enregistra beaucoup de morceaux influencés par le Highlife, la Soul et le Jazz. Les enregistrements suivant en font partis : « Poorman Got No Brother », « Abedo », « Sorrow Pass Sorrow », « Son of January 15th » (c’était un morceau soul et un ajustement poétique sur l’histoire Nigériane post-colonial), « Who Say I Tire » (une satire sur la Société Nigériane), « Love and Affection » (un son Afro-Rock), et  « Pocket Your Bigmanism » ( un son contre les nouveaux riche Nigérians). En 1975 Segun a dissolu son groupe puis il est retourné au journalisme.

THE HYGRADES:

The Hygrades était la création du guitariste et du producteur Goddy Oku. Il a sorti une série de 45 tours pour HMV/EMI au début des années 70 comment Keep On Moving, Somebody's Gonna Love or Win, Rough Rider & Jumping Cat. Oku était un musicien très doué et dans son style de guitariste blues-rock qui lui donne l'occasion de briller sur les côtés instrumental de tout le 45. Il avait une réputation de génie technique, construisant toujours son equipement, ses amplis et même ses propres guitares. Il dirige toujours son studio Godiac basé à Enugu dans l'est du Nigeria.

THE SAHARA ALL STARS OF JOS:

The Sahara All Stars est un groupe basé à Jos dans le nord du Nigeria. Selon l’opinion générale ils ont pendant les années 70 accueilli dans leurs clubs Fela & Africa 70. Passant du Highlife à l’Afrobeat dans ces années là, suite certainement à l’influence de Fela, ils se mettent à créer leurs propres styles. Ils réalisent seulement deux albums simplement intitulés Sahara All Stars of Jos sur le légendaire label EMI Nigeria. Take Your Soul est un titre issu de leurs second album certainement l’un des disques les plus lourd jamais enregistré au Nigeria.

JONI HAASTRUP:

Joni Ademola Haastrup a appris la musique et la danse au plus jeune âge. Les grands batteurs traditionnels Nigérians ainsi que les maestros de l’African Ambrose Campbell, Adeolu Akinsanya et Victor Olaiya ont influencé jeune homme ses prodigieux talents musicaux. Dans les années 60 il entre dans la scène Soul et il est couronné « Soul Brother Number One » par les promoteurs nigérians, les fans et les médias de divertissement. Son influence Americaine alors est Chuck Berry, James Brown, Otis Redding, Wilson Picket et Stevie Wonder. En 1970 au Nigéria pendant sa tounée Ginger Baker invite Joni Haastrup (futur Mono Mono) à le rejoindre à Londres pour une tournée Européenne avec son groupe Ginger Baker Air Force Band. Après cette riche expérience il enregistre deux excellents albums avec le groupe Monomono au Nigéria puis part en 1975 au Etats-Unis pour jouer et enregistrer pour différents artistes de renommés comme Taj Mahal, Hugh Masekela et  bien d’autres. En 1978 le premier album solo de l'ancien bandleader's de Mono Mono avant le déplacement de manière permanente à Oakland, en Californie.

FRENCH AFRO FUNK:

RAY STEPHEN OCHE AND HIS MATUMBO:

Né en juin 1936 au Nigéria, Ray Stephen Oche est né dans une famille de musiciens, de chanteurs et de joueurs de flûte. Ses ancêtres et ses parents s’étaient rendus célèbres au cours des festivals musicaux de sa région natale. Ray n’avait donc plus qu’à suivre, avec son talent, la voie qu’on lui avait tracée. A l’âge de huit ans, il est déjà un excellent joueur de flûte pour l’orchestre de son école. Plus tard il devint un chanteur réputé pour différentes formations de folklore traditionnel Obinde. En 1953 Ray se rend à Lagos, il forme son propre groupe après quelques engagements et donne des concerts dans toute la région. Le jeune musicien décide de tenter sa chance à Accra où il parachève ses études musicales, pendant son séjour le regretté Kwamé N’ Krumah le distingue et s’intéresse à lui. Ray rencontre le fameux percussionniste Guy Warren qui lui confie les secrets de sa fabuleuse virtuosité. En 1963 il regagne Lagos où il collabore avec « Chris Ajilo et son Cubanos » avant de former son nouvel orchestre « Outer Space » avec lequel il sillonne la région de la Sierra Leone. Après avoir visité la Gambie et le sénégal, Ray arrive à Paris, en 1965, avec son orchestre il se produit en Italie, en France, en Espagne, en Suisse, etc.… En 1970, Ray est engagé par Alan Silva avec l’orchestre duquel il donne plusieurs concerts à l’ORTF et des festivals. En 1972 il fait partie du quartette de Noah Howard, il travaille en Allemagne et en Hollande où il y rencontre un grand succès. De retour à Paris il forme son « Freedom Suite Orchestra » avec lequel il visite l’Algérie et la Tunisie. Désormais très apprécié dans le milieu du Jazz, Ray membre de la SACEM, dirige son nouvelle orchestre « His Matumbo » qui signifie dans la principale langue de l’Angola, « doué de talents divers ». Cet orchestre est composé surtout d’Africains et notamment de Congolais, de Togolais, de Guinéens, de Gambiens mais il comprend aussi des Brésiliens et des Français (Antillais et métropolitains). Sa vocation faire connaitre les très riches musiques culturelles de l’Afrique.

« Ikwunmokon – Okoitiho » (Vivre c’est espérer) En langue Idoma. Le style de vie d’un homme  reflète l’image de son esprit. Le choix et la maitrise du verbe est le fruit de l’expérience et de la sagesse. Chez les Idomas, les anciens s’expriment en proverbes, selon une tradition orale pleine de majesté et de charme. Le proverbe qui est ici le sujet du thème musical traduit bien l’optimisme fondamental de l’Africain : le désespoir n’est jamais de mise même dans la plus cruelle des adversités.


« Owoicho Oche » Ce message à tous les peuples du monde, est dédié à un neveu et homonyme du trompettiste : tout homme quelles que soient ses caractéristiques raciales, son type physique, la couleur de sa peau, est né comme un être simple et faillible. La discrimination raciale n’est issue que de la folie humaine : bénit soit celui qui en est conscient.

VOODOO FAMILY:

 

Un obscur groupe produit par Hugues Onestas en 1975 sur le label Soukous. Voici le détail du groupe : Philippe Dambury (piano) ; Lou Marvin (basse) ; Joyce et Sidney (percussions) ; Bob Laurence (guitare) ; Claude Lavine (orgue) ; Frank Hayvy (batterie) ; Hugues Onestas (chant et direction d’orchestre).

U.K AFRO FUNK:

PETER KING:

Peter King est un multi instrumentiste, compositeur, arrangeur et chef d'orchestre. Il est diplômé du Trinity College of Music de Londres, en 1966. Il a été choisi avec par musiciens de jazz comme Sonny Rollins, Dexter Gordon, Joel Harriot. Il a été le directeur musical de la première tournée de Boney M's pour l'Europe en 1977 et a soutenu de nombreux actes de premier plan pour The Four Tops, The Tempatations et Diana Ross.

Peter King est né en 1938 à Enugu, dans la région Eastern (Est) du Nigeria et a grandi à Lokoja, Lagos et Port Harcourt. Ses deux parents sont originaires de Ijagba dans la région Western (Ouest) du Nigeria. King a assisté au cours à St Marys School Lokoja, St Pauls School puis Ebute Metta à Lagos et l'école St Marys Port Harcourt. Il a fréquenté un collège Enitoncan PH de 1953 à 1956.

Son premier goût de la musique est venu à l'âge de six ans quand il a appris à chanter le solfège par le révérend Père Daffey à St Marys, Lokoja. Plus tard, il rejoint l'orchestre de l'école en jouant côté tambour. Il y avait aussi la famille avec le traditionnelle band "Konkoma"  dont il était le chef.

La musique proprement dite a débuté en 1957 avec le Roy Chicago Band Ibadan. King a joué le Maracaso avant de passer à la Conga tambour. Il est ensuite passé au groupe Easy Life Bans, aussi à Ibadan, c'est là qu'il a commencé à jouer de la contrebasse, puis est passé à la batterie. C'est durant cette période où il a commencé à étudier la trompette et le saxophone. Il a déménagé à Lagos en 1958 et rejoint l'orchestre de Victor Olaya où il joue du saxophone alto. Après cela il a déménagé vers le Charles Ewegwe's band, puis Empire Band et enfin au the EC Arinze band. Il était toujours à apprendre sur le tas, en essayant de trouver son chemin, par essais et erreurs, comme le reste des musiciens. Il a conclu qu'il n'y avait personne qui le contrôler, pour dire ce que les musiciens doivent faire ou comment cela doit être fait. Il a décidé à l'âge de vingt-trois d’aller en Angleterre pour étudier la musique.

La première année a été consacrée à l'Ecole centrale de musique suivie d'une année au Guild Hall School of Music and Drama. Il a passé l'année suivante au London College of Music avant d'aller à la Trinity School of Music, où il a étudié pendant trois ans. Il a également fait deux stages de vacances d'été en arrangements de jazz et de la composition en 1964 et 1965 au fameux Berklee College of Music de Boston. Au cours de ses années d'études Peter King formé le groupe « African Messengers» en Angleterre. Ce groupe composé de musiciens noirs jouaient une fusion de jazz et de musique africaine Ils ont participé à divers festivals, dans les Universités et clubs de jazz en Angleterre et jouer aux côtés avec les grands du monde du jazz comme Sonny Rollins, Dexter Gordon, Joe Harriot et beaucoup d’autres. African Messengers ont également servi à titre de groupe de secours pour de nombreux groupe américains comme The Four Tops, The Temptations, Diana Ross, qui ont visité l'Angleterre, sans leurs musiciens. Le groupe a enregistré de nombreux 45 tours, dont un "Highlife Piccadilly", une fusion de Highlife et Jazz qui est devenue très populaire en passant beaucoup de temps d'antenne radio. Le groupe a gagné le premier prix comme le meilleur groupe de jazz junior en Angleterre en 1964 et est arrivé 2ème de la finale en Suisse la même année.

King forme un autre groupe «The Builders Blues» et lance une vaste tournée en Europe et en Afrique du Nord. Il est rentré au Nigéria en 1969 et a formé "The Voice of Africa". Ils étaient basés à Yaba avec Fela Kuti. Le gouvernement fédéral a demandé à Peter King de faire une tournée sur le front pendant la guerre du Biafra au Nigéria pour divertir les soldats blessés. La tournée dura deux mois. Il est retourné à Londres en 1971 et pour formé  son groupe «Shango» et ils ont parcouru l'Europe, l'Amérique et le Japon. De 1975 à 1978 il a enregistré neuf albums studio. Au cours de cette période, il était également directeur de la musique pour le Centre de Londres Keskidee. King a aussi écrit la musique pour plusieurs pièces de théâtre ainsi que pour la télévision, les œuvres de Back Blast par Lindsay Barratt, Jericho par Jamal Ali, Tension Zone par T. Bone Wilson et Jorden Runt par Roly Carlten. King a également fait de nombreux enregistrements pour television Suédoise. Shango as été l'un des groupes qui représentait la Grande-Bretagne au cours de Festac 77 au Nigeria. Ce fut pendant ce séjour à Londres qu’il s'est approché pour devenir directeur de Boney M pendant leur tournée européenne en 1977.

En 1979, King et sa famille retourne au Nigeria et forment le groupe PK. Le groupe se concentre plus sur l'enregistrement TV, musiques de feuilletons comme Adio Family, Mobile Clinic and Images.

 Peter King a fondé son école de musique en 1982, dans un appartement de trois pièces dans Maza Maza. Au début, il comptait environ 30 étudiants. Depuis lors, le Collège s'est beaucoup développé, et a désormais des salles de conférence, salles de répétition, une assemblée, salle de concert. L'école a été assisté par des musiciens canadiens Oliver Jones et Archie Allen et grandement aidé par le gouvernement français. Près de deux mille étudiants ont obtenu leur diplôme de l'école depuis 1982. L'École dispense un enseignement pratique des subventions et des certificats et des diplômes. En Janvier 2007, l'ambassadeur français au Nigeria a inauguré les nouveaux locaux de l'école Peter King de la musique à Badagry, dans l'État de Lagos.

MATATA:

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. GERALDO PINO AND THE HEART BEATS : « Power to the People » (1974) EMI Nigeria Records.
  2. THE AFRICAN BROTHERS : « Sakatumbe » (1970) Happy Bird Records.
  3. GYEDU-BLAY AMBOLLEY AND THE STENEBOOFS : « Simigwado » (1973) Capeside Records.
  4. MARIJATA : « No condition is permanent » (1976) Gapophone Records.
  5. EBO TAYLOR : « Atwer abroba » (1977) Philips Records
  6. THE SWEET TALKS : « Eyi Su Nyaangaa » (1976) Philips Records.
  7. ORCHESTRE POLY-RYTHMO DE COTONOU : « Dis-moi la vérité »
  8. ORCHESTRE POLY-RYTHMO DE COTONOU : « Sé Wé Non Nan »
  9. ORCHESTRE POLY-RYTHMO DE COTONOU : « Iya Me Dji Ki Bi Ni »
  10. KA-LA-KA AFRO BEAT BAND : « Every Do It Your Own Way » (1975) LVE Records / IKENGA SUPER STARS OF AFRICA: " Your thing " (1977) Decca Records Nigeria.  
  11. FRED FISHER : « Asa-Sa » (1979) Afrodisia Records.
  12. SEGUN BUCKNOR AND THE ASSEMBLY: « You killing me » (197?) Polydor Records.
  13. THE HYGRADES : « In the Jungle » (1972) HMV Records.
  14. THE SAHARA ALL STARS OF JOS : « Take your soul » (1976) EMI Records.
  15. JONI HAASTRUP : « Greetings » (1978) Afrodisia Records.
  16. RAY STEPHEN OCHE : « Vivre c’est espérer » (197?) Espérance Records.
  17. VOODOO FAMILY : « Oh Kibino » (1975) Soukous Records.
  18. RAY STEPHEN OCHE : « Owoicho Oche » (197?) Esperance Records.
  19. PETER KING : " Ko Dara" (1973) Orbitone Records.
  20. MATATA : " Good good understanding " (1974) President Records.

 

 

Dernière mise à jour : ( 27-05-2010 )
 
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