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Exposition :
Du 25 novembre au 6 décembre 2008 Médiathèque du Val d’Europe. Accès libre, aux heures d’ouverture de la médiathèque. L’association « Blaxploitation » propose une exposition, en exclusivité, d’affiches originales, vinyles, livres non réédités, pressbooks, photos, objets… sur le mouvement.
Journée du 6 décembre : Conférence :
« La littérature noire américaine des années 60-70, les bandes originales de films et les films « Blaxploitation ». »
De 15h à 17h dans l’auditorium de la Médiathèque du Val d’Europe. Entrée libre sans réservation. Intervenant « littérature et cinéma » : Samuel BLUMENFELD Samuel Blumenfeld est le créateur de la collection "Soul Fiction" aux éditions de l’Olivier. Son travail a ainsi permis de tirer de l’oubli tout un pan de la littérature noire-américaine des années soixante et soixante-dix. Il est, par ailleurs, grand reporter au Monde 2, journaliste au Monde. Spécialisé dans le cinéma, il est aussi l'auteur d'entretiens avec Brian de Palma - chez Calmann Lévy. Intervenant « B.O.F. et Cinéma » : Florent MAZZOLENI Florent Mazzoleni est auteur, voyageur, journaliste et photographe. Il écrit essentiellement sur les musiques populaires, la photographie, l’Afrique et le Sud des Etats-Unis. Il collabore notamment aux Inrockuptibles, au Monde 2, à Vibrations, à VSD, à L’Optimum, à Ulysse ou à Géo. Il vient d’écrire un ouvrage illustré sur les musiques africaines paru en mars 2008. Avec la participation exceptionnelle de Max VAN PEEBLES (fils de Melvin Van Peebles) Acteur : Crazy Six (1998) / Sweet Sweetback's Baadasssss Song (1971) Assistant réalisateur : Le conte du ventre plein (2000) 2ème assistant réalisateur : aka Bellyful (International : Titre anglais) Assistant de Mario Van Peebles et Melvin Van Peebles : Miscellaneous Crew: Gang in Blue (1996) Assistant casting : New Jack City (1991)
Mix :
de Laurent Allinger alias French Tourist
De 17h15 à 18h dans l’auditorium de la Médiathèque du Val d’Europe. Entrée libre, sans réservation. L’ex-Dj des Littles Rabbits nous invite ici à un mix sous influence radiophonique survolant les titres phares du mouvement Blaxploitation, accompagné de dialogues de films, crissements de pneus, sirènes de police, jingles bandes-annonces et visuels… Entre versions originales et reprises sublimes de grands standards, ici, tout repose sur l'art de programmer un titre de la première à la dernière note et de varier les ambiances et les tempos …
Projection :
SUPERFLY de Gordon Park Jr Avec Ron O’Neal, Carl Lee, Sheila Frazier, Julius Harris, Charles McGregor,… Durée : 1h33. En V.O.S.T
A 18h dans l’auditorium de la Médiathèque du Val d’Europe Entrée libre, sans réservation. Pamphlet anti-drogue dans lequel Curtis Mayfield apparaît autant comme un compositeur d’excellence que comme un artiste engagé : « Superfly » dépasse de loin tous les « Shaft » et autres « Car Wash » par son implication face à la détérioration de la situation économique et sociale de la population noire. Si le message est fort, son message musical l’est tout autant.
Concert :
Grand Groove Orchestra (formation de French Tourist) A 20h30 à File7. PleinTarif : 11 euros. / Tarif Réduit : 8 euros Billetteries & Réservations : 01 60 43 66 12, Fnac, Virgin, Auchan… et sur www.file7.com Ce collectif défend pour l’occasion un concept de soirée dansante alliant musique «Blaxploitation » et standards « Blue Note » les plus groovy, rendant hommage à la musique noire-américaine des années 60-70 : Herbie Hancock, Grant Green, Donald Byrd, Lou Donaldson, Curtis Mayfield, Isaac Hayes, Johnny Pate… Le groupe constitué de 8 musiciens évoluant dans de multiples autres formations jazz, latine ou pop (Katerine, Malka Family, Sergent Garcia…), joue une musique dans le respect et l’intégrité du son et de l’ambiance propres à ces années. Aussi, le public redécouvre ces standards groovy aujourd’hui samplés inlassablement par la nouvelle génération de musique House, Hip Hop, Trip Hop ou Drum'n'Bass.... Les musiciens vont jouer « en live » plusieurs sets qui seront relayés par leur Dj, qui vous concoctera une sélection de vinyls dans la plus pure tradition des années 60 et début 70 ! Dans la salle ou doit-on dire, le Club, décoré, transformé pour l'occasion (light'show, visuels), retrouvez une ambiance Blaxploitation : classe sixties, boule à facettes, groove décapant et improvisations jazz garanties ! Pourquoi parler de la Blaxploitation à la Médiathèque du Val d’Europe ? La Blaxploitation est un genre bien particulier, de courte durée, symptomatique d’une minorité culturelle en rébellion qui a laissé des influences majeures. Si ce mouvement, mal connu en France, sinon à travers les films de Quentin Tarentino et ceux des frères Hughes suscite parfois le mépris, tant les productions cinématographiques sont inégales, il a le mérite d’avoir traité sous tous les modes d’expression, l’imaginaire noir américain.
2008 est l’année du centenaire de la musique de films. C’est donc l’occasion de réaliser dans un lieu institutionnel, une manifestation sur les bandes originalede films. D’autre part, pour la Médiathèque du Val d’Europe, la Blaxploitation constitue un sujet idéal pour un travail transversal et une mise en valeur de ses collections, tous supports confondus : l’émergence de cette culture communautaire a fait naître nombre de trésors tant dans le domaine de la musique, que dans celui du cinéma ou de la littérature. Que signifie le terme « Blaxploitation » ?
Rappel historique : Les années 60, c’est la reconnaissance des droits civiques à la population noire américaine, mais c’est aussi l’assassinat de Martin Luther King, les émeutes sanglantes de Watts, le Black Panther Party… C’est dans ce contexte politique radicalisé qu’apparaît Melvin Van Peebles, astronome, journaliste, écrivain et réalisateur... Remarqué par Henri Langlois à Paris, il rentre aux Etats-Unis et réalise pour la Columbia « Sweet Sweetback's Baadasssss Song ». Il y décrit la fuite victorieuse d'un jeune noir traqué injustement par la police. Le film connait un engouement populaire et une critique considérable. Van Peebles vient de créer un genre : la « Blaxploitation », contraction des mots « black » et « exploitation ». Ainsi, le terme Blaxploitation apparaît pour la première fois en 1972. Pour combattre l’image dévalorisante du noir au cinéma, deux mouvements politiques afro-américains se regroupent pour former la «Coalition Against Black-exploitation» (C.A.B.). Sous la plume des journalistes, «black-exploitation» se contracte en « Blaxploitation » et, en rentrant dans le langage courant, perd peu à peu son côté péjoratif.
La Blaxploitation : un genre transversal :
La Blaxploitation est un genre Afro-américain où la musique noire tient un rôle primordial et complémentaire aux films. On retrouve ainsi dans les B.O. des films de l’époque, des compositeurs qui ont fait l’âge d’or de l’histoire mondiale de la soul-funk (Isaac Hayes, James Brown, Gil-Scott Heron, Earth Wind and Fire, Marvin Gaye, Curtis Mayfield, Bobby Womack…) . Pour ces artistes, participer à la bande-son d’un film « Blaxploitation » est un bon catalyseur pour s'attirer les faveurs d'un public encore plus large. Inversement, pour des producteurs avisés, engager un Marvin Gaye ou un Isaac Hayes dans sa période "post Shaft", est l'assurance d'avoir une bonne audience dans la jeunesse des ghettos noirs américains, de Harlem jusqu'à Watts. Une sorte de relation "donnant-donnant" s’instaure alors entre les deux genres et les plus grosses stars de l'époque (Barry White Aretha Franklin...) semblent y trouver un intérêt pour leur image de marque. Ainsi, dans les années 70, tout le monde se bouscule pour sortir sa propre B.O. « Blaxploitation ». On a même vu, à l'instar de James Brown pour le film « Hell Up In Harlem », des artistes notoires se faire refuser une musique de film par les producteurs. |