De formation classique, Johnny Frigo débuta en jouant du violon et du tuba, puis s'adapta avec brio à la basse à cordes si bien qu'il devient une pointure de la « stringed bass » dans les milieux du jazz à Chicago, jusque dans les années 70. A la fin des années 60, la femme de Johnny Frigo pratique la danse jazz auprès du chorégraphe Gus Giordano. Ce dernier est à cette époque frustré par la piètre qualité des disques du moment dédiés aux techniques de danse et par le fait de ne pouvoir disposer en live du substrat musical dont il a besoin : un jazz funky, très percussif, dans un accompagnement vivant et interactif avec ses danseurs. Aussi crée-t-il son label (Orion) et demande-t-il à Johnny Frigo de concocter des pièces sur mesure pour ses étudiants et de les faire jouer en direct. Le principe : batterie et percussions - principalement des bongos - maintiennent une structure rythmique puissante et souple, les mouvements des danseurs guidant les échappées solistes du saxophone, de l'orgue et de la basse. Quelques disques sont ainsi gravés, mêlant des standards « Walk from Regio's » (I. Hayes), « Eye of the needle » (L. Schifrin), « Them changes » (G. Miles) et des créations en duo avec Giordano lui-même ; tous ré-arrangés pour faire la part belle à des échappées instrumentales mimant les figures libres et solos des danseurs. « The happening » comme « Apollo », deux des titres les plus réussis, glissent sur des clapotis de bongos, construisant un groove pépère et pourtant ravageur. Apollo distille d'entrée une coloration plus funk, avec basse à cordes et bongos qui marquent un tempo implacable sur lequel l'orgue brode un dialogue subtil avec le jeu varié et accrocheur des percussions. L'excellence musicale du couple Giordano/Frigo est tout entière condensée dans ces arrangements léchés, cette clarté des échanges instrumentaux, qui leur permet de déployer une sonorité extrêmement lisible, attractive et sans surcharge.
Malheureusement des petits problèmes de studio altèrent l'enregistrement de cette émission où Boudj comme à son habitude nous as ramené quelques pépites Rare Groove, alors ouvrez bien vos feuilles car ça mitraille sec !!!
Tout chaud sorti des presses Daptone pour le label Dunham le 1er LP de Charles Bradley accompagné par le Menahan Street Band « No time for dreaming » le titre en dit long ! La petite histoire est que ce morceau fût écrit par Sir Joe quarterman avec son groupe Free Soul et sous les mains en or de T. Brenneck on obtient un track 100% Soul qui vous prend aux tripes dès la première écoute avec un clip du même registre !!! Charles Bradley et Sir Joe seront en concert le même jour sur Paris le jeudi 17 février un choix difficile pour tous les amateurs de bons sons...
Ce soir en deuxième partie d’émission le 4ème larron DJ Eric prend le contrôle de Soul Brothers pour balancer sur la FM ses bonnes vieilles galettes ! Elles nous replongent avec nostalgie à l’époque des radios libres et des discothèques où le «starco», les pompes vernis et la cravate en cuir été de rigueur pour rentrer dans ces lieux aux milles facettes, danser sur du disco et de la funky music.